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17 Mai 2012, St Pascal

Journal d'une vie un peu brodée

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Mises à jour

Frustration Article 04/11/2009

J’ai connu la débauche, oui ! oui ! En des temps pas si lointains, après ma séparation d’avec l’Ancien et avant ma rencontre avec l’Actuel je vécus dans la débauche.  Il me fallait accepter cette sexualité qui me travaillait tant.  Je ressentais de nombreux désirs envers des garçons – il ne me fallait pas plus de preuves, ayant eu une véritable relation amoureuse avec une personne de même sexe que le mien – mais ne les tolérais pas pour autant. N’était-ce pas à cause d’un sentiment de honte, une sensation de commettre une faute, de faire quelque chose de mal, que j’avais rompu avec l’Ancien ? Pourtant je l’étais, oui j’étais ce qu’on appelle un homosexuel, mais après cette difficile étape qui consiste à (bien vouloir) prendre conscience de ce que l’on est, de pouvoir se dire « oui je suis homosexuel » il reste une autre étape, à laquelle on ne pense pas toujours et que tout le monde ne franchit pas, celle qui consiste à accepter ce que l’on est, à pouvoir se dire « oui je suis homosexuel… et alors ?! ». Cette étape-ci fut ô combien difficile à passer  ; d’autant plus difficile que je n’étais absolument pas insensible aux charmes des demoiselles. Alors que j’avais vécu une relation amoureuse, une relation d’amour – et j’insiste sur le caractère amoureux de celle-ci – je finis par me persuader, au regard de cette attirance pour les deux sexes, que les filles m’attiraient aussi bien physiquement que sentimentalement, tandis que les garçons n’avaient pour moi qu’un simple attrait sexuel. Ainsi il était devenu évident que je finirais ma vie marié à une femme et comme je prône la fidélité je n’imaginais pas tromper celle-ci avec des hommes pour des relations sans lendemain, sans sentiments. Par conséquent, si je voulais profiter de ce penchant pour mes semblables je devais m’y mettre dès maintenant, avant que ne vienne l’heure de courtiser les demoiselles. L’étape de la pleine acceptation se passa dans la débauche. Je me livrai à ce que l’on appelle des « plans » : un garçon sitôt rencontré, sitôt connu et sitôt oublié. Mais fort heureusement l’Actuel arriva et me sortit de tout cela. Je suis bien plus moral maintenant !

Pendant ma période de débauche je ne connus pas que les « plans réels » mais aussi les « plans virtuels » : des « plans cam ». Pas la peine de vous faire un dessin, vous comprenez certainement le principe de la conversation vidéo. Au cours de cette période je fis à plusieurs reprises des plans cam avec un gars de ma ville que je connais depuis assez longtemps. Ce garçon soi disant hétérosexuel prenait un certain plaisir à me regarder me masturber et à savoir que je le regardais faire de même. De nombreuses fois je lui proposai que l’on se voie en vrai, pour s’amuser un peu mieux. A chaque fois il déclina l’offre, il n’était pas intéressé, monsieur est hétérosexuel tout de même ! Bah tiens mon œil. Juste un homo refoulé si vous voulez mon avis. Je me décidais donc à lui faire ouvrir les yeux, à lui faire comprendre qui il était réellement, à lui faire découvrir les joies des plaisirs homosexuels et, tant qu’à faire, à en profiter moi-même, de ces plaisirs. Pendant près d’un an je m’ingéniais à lui donner fortement envie de nous voir mais à chaque fois je recevais une réponse négative à chacune de mes propositions. Las j’en vins à lui faire la proposition du siècle, la proposition qui ne se refuse pas, la proposition qui n’existe pas en dehors de ses fantasmes normalement : je lui proposais de lui faire une fellation sans rien en échange. Il n’avait rien à faire si ce n’est prendre son pied pendant que je me mettrais à l’ouvrage, ouvrage que je promettais d’être fabuleux – les fellations prodiguées par un homme ne sont-elles pas censées être meilleures que celles faîtes par des femmes ? Et bien figurez-vous que ce garçon était sacrément refoulé car il osa refuser l’encu… bah non justement… euh… car il osa refuser l’enflure ! J’étais désappointé –doux euphémisme – non pas que ce garçon m’attirait particulièrement mais plutôt que je n’aimais guère que l’on me résistât et aussi je n’agissais pas pour moi mais pour la cause gay tout entière : un de plus dans nos rangs, tout de même !

Depuis que je suis avec l’Actuel, j’ai quitté cette période de débauches dans laquelle j’avais plongé. Je ne me livre plus à ces plans divers et variés, et je n’ai plus parlé à ce garçon refoulé… jusqu’à aujourd’hui ! En effet il y a quelques heures ce jeune homme est venu me voir sur msn et a lancé les cam ; je refusai poliment sachant pertinemment ce qu’il envisage de faire. Et là, incroyable il me demanda ce que je faisais cet après-midi, s’il était possible que nous nous voyions.  Innocemment je lui demandai pour quoi et il me répondit : pour s’amuser – l’enfoiré me pique mes répliques ! Voudrait-il donc un plan réel ? lui demandai-je pour être certain de ne pas mal interpréter. Et voici qu’il me répondit qu’il est célib’, qu’il est en manque et qu’il a envie de se faire sucer, mais, et c’est encore plus incroyable, qu’il est prêt à me sucer aussi ! Oh le bougre ! Ce garçon qui jusqu’ici ne voulait pas accepter l’offre exceptionnelle que je lui faisais était maintenant prêt à se livrer à des actes homosexuels ! Diantre tant de temps à le travailler ! Enfin la récompense de ce dur labeur allait m’être offerte ! Aussitôt je m’empressai de lui répondre : NON. Eh oui je ne suis plus célib’ c’est fini pour moi tout ça. J’ai encore un semblant de moral les enfants ! Mais pour être tout à fait honnête, je ressens une certaine frustration à l’idée que ce travail de longue haleine arrivé à son terme est fichu et devra être repris, que je devrai repartir de zéro. Tant pis, c’est la vie, j’aime mon Actuel alors… sans regrets !

Tags associés : morale, débauche, plan,

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Mercredi 04 Novembre 2009Poster un commentaire

« Tu m’aimes ? » Mon dieu que le silence d’une demi minute qui fit office de réponse à ma question fut horriblement bruyant dans ma tête, que le boucan qu’il provoqua en moi fut assourdissant. Mais que quelqu’un fasse taire son tonitruant mutisme ! Bien évidemment personne d’autre que lui ou moi avait le pouvoir d’arrêter cette interruption de son, ce fut moi qui m’y collai. « N’est-ce pas qu’il y a eu un problème sur la ligne, ou bien que je n’ai pas parlé assez fort et que par conséquent tu n’as pas entendu ma question, question que tu n’as pas osée me faire répéter par politesse ? Pas vrai que c’est juste une soudaine surdité de ta part ? Dis, pas vrai, n’est-ce pas ? ». « Je t’apprécie énormément » siffla dans l’air à la manière d’un fouet et claqua violemment sur ma peau nue. La douleur de cette réplique fut doublée par l’appréhension qui régnait en moi depuis quelques temps, l’affliction qu’elle provoqua fut décuplée par la nudité défensive dont je me parais habituellement quand je suis en relation avec ce jeune homme qui est la dernière personne en qui j’ai une confiance aveugle, la souffrance que je ressentis fut illimitée. Il m’apprécie énormément, voilà. Mais non, il est évident que l’on ne s’est pas compris. Je ne vais pas bien, il le ressent bien d’ailleurs même si je ne le lui dis pas, et peut-être ai-je mal articulé et lui a mal compris, ou peut-être ai-je mal compris, il me disait certainement que les gens m’apprécient. « D’accord tu m’apprécies… mais est-ce que tu m’aimes ? » Oh je donnerais des millions à l’opérateur Orange s’il avait la bonté de m’apprendre que le long silence qui s’ensuivit fût dû à un problème de leur part et que les mots que j’entendis encore plus tard fussent ceux d’une toute autre conversation, désolante certes mais sans lien avec lui et moi. « C’est compliqué » ! Oui c’est compliqué évidemment. A partir du moment où il est question de relation humaine pour laquelle les protagonistes se persuadent qu’elle est guidée par autre chose que le simple intérêt, comme le sentiment amoureux par exemple –ce qui est complètement ubuesque nous le concevons mais l’essentiel n’est pas que cela soit possible mais que les protagonistes le croient possible- alors c’est compliqué. Oui c’est compliqué, évidemment c’est compliqué, sans aucun doute c’est compliqué. « C’est compliqué » et puis « c’est nul au téléphone ». Je ne peux qu’acquiescer sur ce point-ci mais je l’ai obligé à en parler au téléphone à défaut de pouvoir nous voir, alors je ne peux pas le blâmer.

Je suis quelqu’un de génial, il ne veut pas me faire de mal, il sait que je vais vivre une année (estudiantine) difficile, il sait que je ne vis pas dans un monde féérique depuis un an bientôt, il ne veut pas me compliquer la tâche de vivre mais voilà il est en questionnement. Rester pour ne pas me faire souffrir serait une idée à la con, qu’on condamne tous. Partir me ferait souffrir c’est un fait indéniable. Alors que va-t-il faire ? Mystère… Mais par pitié, qu’il prenne sa décision de manière rapide, que je n’ai pas à attendre indéfiniment une réponse, avec des « je t’aime » au matin et des « je me barre » au soir, avec des « couchons ensemble car nous en avons envie mais ne soyons pas ensemble parce que nous n’y arrivons pas », avec tout ce qui fait le quotidien du foyer… non il n’y en a plus… de la famille… non l’entité a éclaté… avec tout ce qui fait mon quotidien et celui de mes consanguins. Effectivement je vais mal, effectivement je ne vis pas dans un monde féérique. J’ai dû tuer sans sommation l’enfant qui régnait en moi, j’ai dû protéger tant bien que mal –et certainement plutôt mal- mes petits frères, j’ai dû me battre pour maintenir ma mère en vie, j’ai dû affronter le problème de violence physique de mon père. J’ai dû vivre la rupture des liens que j’avais avec deux de mes amis fondamentaux. Mais j’ai tenu bon ! J’ai dépassé la tempête, de peu mais je l’ai fait ! Et ma frêle embarcation qui faillit bien sombrer put enfin à nouveau naviguer  sur des eaux relativement paisibles guidée par une salvatrice personne arrivée par hasard sur ma route. Cette personne n’était pas un dieu, juste un homme avec ses qualités et aussi ses défauts. Quand l’accalmie de la tempête sembla s’estomper, quand mon esquif se remit à tanguer dangereusement, quand je commençai à appeler mon sauveur à l’aide, il ne prit pas ma situation au sérieux, il resta à l’écart, sceptique sur la dangerosité de l’événement. Je me retrouvai alors seul pour tenter de garder lier entre eux les rondins de bois du radeau sur lequel ma maternelle, depuis trop longtemps médusée, dérivait. Je réussis sans lui (mais pas sans personnes) au prix de forts sacrifices. Mon sauveur aurait pu tenter quelque chose, mais il ne fit rien. Ainsi ce jeune homme n’est pas parfait mais qu’importe, je ne lui en tiens pas rigueur, car bon sang je l’aime !

 

« On est toujours ensemble ? » Personne ne sait. « Viens-je quand même samedi à la soirée de ton amie ? » C’est à moi de voir me dit-il. Je ne viendrai pas. En effet je ne serais pas capable de m’y amuser et je risquerais de lui gâcher sa soirée, mais je vais lui proposer de passer le voir dimanche, pour que nous puissions parler. « Il n’y a plus cette petite flemme en moi »… Oh mon dieu Antoine, s’il le faut je serai pyromane, je me battrai contre n’importe quelle tribu, contre n’importe quel élément de la nature, pour m’accaparer du feu, de ce feu qui vient à manquer. Je suis prêt à remuer ciel et terre, à aller à l’encontre de mes principes pour toi. Je renierais ma patrie, je renierais mes amis, si tu me le demandais. Oh laisse moi une chance Antoine. Nous nous expliquerons dimanche, je te dirai que je t’aime et toi que tu m’as aimé. Peut-être aurai-je la force de te prouver qu’il serait dommage de mettre un terme à nous ou peut-être en serai-je incapable comme la dernière fois au téléphone.

« Je te laisse, je ne vais pas bien, j’ai mal au cœur, excuse moi. Je t’aime ».

« Tu m’aimes ? » Mon dieu que le silence d’une demi minute qui fit office de réponse à ma question fut horriblement bruyant dans ma tête, que le boucan qu’il provoqua en moi fut assourdissant. Mais que quelqu’un fasse taire son tonitruant mutisme ! Bien évidemment personne d’autre que lui ou moi avait le pouvoir d’arrêter cette interruption de son, ce fut moi qui m’y collai. « N’est-ce pas qu’il y a eu un problème sur la ligne, ou bien que je n’ai pas parlé assez fort et que par conséquent tu n’as pas entendu ma question, question que tu n’as pas osée me faire répéter par politesse ? Pas vrai que c’est juste une soudaine surdité de ta part ? Dis, pas vrai, n’est-ce pas ? ». « Je t’apprécie énormément » siffla dans l’air à la manière d’un fouet et claqua violemment sur ma peau nue. La douleur de cette réplique fut doublée par l’appréhension qui régnait en moi depuis quelques temps, l’affliction qu’elle provoqua fut décuplée par la nudité défensive dont je me parais habituellement quand je suis en relation avec ce jeune homme qui est la dernière personne en qui j’ai une confiance aveugle, la souffrance que je ressentis fut illimitée. Il m’apprécie énormément, voilà. Mais non, il est évident que l’on ne s’est pas compris. Je ne vais pas bien, il le ressent bien d’ailleurs même si je ne le lui dis pas, et peut-être ai-je mal articulé et lui a mal compris, ou peut-être ai-je mal compris, il me disait certainement que les gens m’apprécient. « D’accord tu m’apprécies… mais est-ce que tu m’aimes ? » Oh je donnerais des millions à l’opérateur Orange s’il avait la bonté de m’apprendre que le long silence qui s’ensuivit fût dû à un problème de leur part et que les mots que j’entendis encore plus tard fussent ceux d’une toute autre conversation, désolante certes mais sans lien avec lui et moi. « C’est compliqué » ! Oui c’est compliqué évidemment. A partir du moment où il est question de relation humaine pour laquelle les protagonistes se persuadent qu’elle est guidée par autre chose que le simple intérêt, comme le sentiment amoureux par exemple –ce qui est complètement ubuesque nous le concevons mais l’essentiel n’est pas que cela soit possible mais que les protagonistes le croient possible- alors c’est compliqué. Oui c’est compliqué, évidemment c’est compliqué, sans aucun doute c’est compliqué. « C’est compliqué » et puis « c’est nul au téléphone ». Je ne peux qu’acquiescer sur ce point-ci mais je l’ai obligé à en parler au téléphone à défaut de pouvoir nous voir, alors je ne peux pas le blâmer.

Je suis quelqu’un de génial, il ne veut pas me faire de mal, il sait que je vais vivre une année (estudiantine) difficile, il sait que je ne vis pas dans un monde féérique depuis un an bientôt, il ne veut pas me compliquer la tâche de vivre mais voilà il est en questionnement. Rester pour ne pas me faire souffrir serait une idée à la con, qu’on condamne tous. Partir me ferait souffrir c’est un fait indéniable. Alors que va-t-il faire ? Mystère… Mais par pitié, qu’il prenne sa décision de manière rapide, que je n’ai pas à attendre indéfiniment une réponse, avec des « je t’aime » au matin et des « je me barre » au soir, avec des « couchons ensemble car nous en avons envie mais ne soyons pas ensemble parce que nous n’y arrivons pas », avec tout ce qui fait le quotidien du foyer… non il n’y en a plus… de la famille… non l’entité a éclaté… avec tout ce qui fait mon quotidien et celui de mes consanguins. Effectivement je vais mal, effectivement je ne vis pas dans un monde féérique. J’ai dû tuer sans sommation l’enfant qui régnait en moi, j’ai dû protéger tant bien que mal –et certainement plutôt mal- mes petits frères, j’ai dû me battre pour maintenir ma mère en vie, j’ai dû affronter le problème de violence physique de mon père. J’ai dû vivre la rupture des liens que j’avais avec deux de mes amis fondamentaux. Mais j’ai tenu bon ! J’ai dépassé la tempête, de peu mais je l’ai fait ! Et ma frêle embarcation qui faillit bien sombrer put enfin à nouveau naviguer  sur des eaux relativement paisibles guidée par une salvatrice personne arrivée par hasard sur ma route. Cette personne n’était pas un dieu, juste un homme avec ses qualités et aussi ses défauts. Quand l’accalmie de la tempête sembla s’estomper, quand mon esquif se remit à tanguer dangereusement, quand je commençai à appeler mon sauveur à l’aide, il ne prit pas ma situation au sérieux, il resta à l’écart, sceptique sur la dangerosité de l’événement. Je me retrouvai alors seul pour tenter de garder lier entre eux les rondins de bois du radeau sur lequel ma maternelle, depuis trop longtemps médusée, dérivait. Je réussis sans lui (mais pas sans personnes) au prix de forts sacrifices. Mon sauveur aurait pu tenter quelque chose, mais il ne fit rien. Ainsi ce jeune homme n’est pas parfait mais qu’importe, je ne lui en tiens pas rigueur, car bon sang je l’aime !

 

« On est toujours ensemble ? » Personne ne sait. « Viens-je quand même samedi à la soirée de ton amie ? » C’est à moi de voir me dit-il. Je ne viendrai pas. En effet je ne serais pas capable de m’y amuser et je risquerais de lui gâcher sa soirée, mais je vais lui proposer de passer le voir dimanche, pour que nous puissions parler.

« Il n’y a plus cette petite flemme en moi »… Oh mon dieu Antoine, s’il le faut je serai pyromane, je me battrai contre n’importe quelle tribu, contre n’importe quel élément de la nature, pour m’accaparer du feu, de ce feu qui vient à manquer. Je suis prêt à remuer ciel et terre, à aller à l’encontre de mes principes pour toi. Je renierais ma patrie, je renierais mes amis, si tu me le demandais. Oh laisse moi une chance Antoine.

Nous nous expliquerons dimanche, je te dirai que je t’aime et toi que tu m’as aimé. Peut-être aurai-je la force de te prouver qu’il serait dommage de mettre un terme à nous ou peut-être en serai-je incapable comme la dernière fois au téléphone.

« Je te laisse, je ne vais pas bien, j’ai mal au cœur, excuse moi. Je t’aime ».

J'kaz !
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Vendredi 25 Septembre 2009Poster un commentaire

         Je vieillis. Non ne me dîtes pas le contraire je sais bien que vous le faîtes par politesse. C'est très gentil de votre part et ça me touche, croyez moi, mais ne cherchez pas à travestir la vérité, je vieillis. Je le sens bien que je vieillis, je le vois bien que je vieillis, c'est un fait indéniable, je vieillis. Maintenant avec le recul je crois que j'ai toujours vieilli. Je fais mine de n'en prendre conscience que maintenant mais ne nous leurrons pas, je l'ai toujours su, au fond de moi à chaque instant depuis que j'ai conscience d'être, je le savais que je vieillissais ; je le sentais que l'air que j'expirais quittait un corps bien plus vieux que celui qu'il avait pénétré lors de mon inspiration ; que devant un miroir au moment de l'inévitable battement de mes paupières couvrant mes yeux pour étaler le film lacrymal sur ma cornée et m'obstruant la vue durant un très léger instant, la nouvelle vision de moi après ce reflexe apparaissait bien plus âgée que celle qui précédait celui-ci.
      Au départ c'était supportable ce vieillissement, c'était même appréciable et dans mon intérêt. A ce moment là on ne dit pas vieillir mais, dans un hypocrite euphémisme superflu, grandir. Cela avait du bon je le reconnais. Rappelez-vous, au tout début de l'aventure le bonhomme que je suis ne mesurait qu'un demi mètre, ne savait que pleurer et gémir pour communiquer avec le monde extérieur (c'est à dire, à l'époque, maman et papa), et était incapable de (sur)vivre de manière "indépendante", de se reproduire, etc. Ces petites améliorations permettant au nouveau-né de devenir à terme un homme apte à se mouvoir, se nourrir et participer à la pérénité de l'espèce je ne les blame pas, non. Mais ça va trop loin, il faut savoir s'arrêter à un moment donné. La vie se comporte tel un mauvais producteur qui, ayant eu la chance d'investir dans un film qui lui rapporta énormément d'argent, veut absolument péréniser cette rente en commandant une, deux voire trois suites qui hélas sont bien souvent mauvaises et viennent entacher la beauté du premier opus qui était considéré par tous comme une réussite. Oui la vie va trop loin. Regardez comme souvent les jeunes de 17, 18, 19 ans -ceux qui sont sortis de la phase acné- sont beaux, ont l'air frais, doux, sentent bons, regardez comme la vie fait un travail magnifique, regardez son oeuvre, regardez ce chef d'oeuvre ! N'est-ce pas là la véritable beauté ? Soyons honnêtes, faisons fi de l'idiote morale populaire qui veut que l'on s'extasie devant un nourrisson, que l'on proclame à tue-tête que cet être difforme, braillant continuellement, incapable de retenir cet épenchement de salive visqueuse, et ayant la grâce de défequer sur lui-même est ce que la nature fait de plus beau, pour dire simplement que le nouveau-né n'est pas beau et est parfois même repoussant (ce qui rend très honorable le rôle des parents qui doivent intérioriser ce rejet au point de ne plus en avoir conscience). L'homme atteint l'épanouissement esthétique, le summum de la beauté, le paroxysme de cette magnanime élégance à la fin de l'adolescence et au début de l'âge adulte ; avant il tend vers cet état, s'embellit, bien qu'en passant par des contre-sens par moment et ainsi apparaissant plus laid qu'il ne l'a déjà été, il finit toujours par retrouver la voie royale vers l'amélioration ; après il ne fait que s'éloigner, doucement au départ puis de plus en plus rapidement de la splendeur passée, réussissant parfois à se rattraper à quelques corniches lui permettant de ralentir cette inexorable chute vers la sénilité pendant quelques temps voire même parfois de l'arrêter et de récupérer quelques années visuellement parlant, mais finit toujours quoi qu'il arrive par reprendre cette longue et ineluctable descente vers la laideur.
      Je suis dans cette période de raffinement. Je n'ai pas la prétention de dire que je suis beau, je ne me le permettrais pas, mais j'affirme que l'état dans lequel je vous apparais actuellement, le physique que vous voyez en me regardant, sont ce que j'offre de plus beau au cours de ma vie. Jamais avant je ne suis apparu aussi beau (ou aussi peu laid, l'expression est semblable à l'autre, la différence est celle du verre à moitié vide ou à moitié plein) et jamais plus ensuite je n'afficherai un tel cachet, une telle finesse. Ainsi la vie est faite. Alors que dans l'idéal (mon idéal) la vie s'évertuerait à améliorer à chaque nouvelle seconde son harmonieuse splendeur pour se terminer dans un fracas de perfection à vous fendre l'âme, dans la réalité celle-ci passe le premier quart de son existence à s'améliorer et les trois derniers à tout dégrader jusqu'à s'abâtardir. Au fond, ce premier quart étant si différent des trois derniers ce n'est pas forcément d'un hypocryte euphémisme que de lui préférer l'appellation grandir à vieillir, par contre il est évident que ça l'est quand il s'agit de préférer le verbe mûrir au verbe vieillir ; c'est d'ailleurs à mon sens surprenant d'aimer "mûrir". Un fruit mûrit et s'il n'est pas consommé - si on ne le fait pas disparaître - pourrit, ce dernier terme n'étant, vous le reconnaîtrez je pense, guère réjouissant. Doublement suprenant que qu'avec une lettre en plus "mûrir" devient "mourir", notre finalité, cette chose si dérangeante à notre esprit.
      Je suis dans cette période de raffinement, j'en ai conscience et pire, j'ai conscience que j'arrive par conséquent à la fin du premier quart de ma vie, celui qui est en conformité avec l'idée que je me fais de la vie. Prochainement je vais découvrir le reste de la vie, le défraichissement, l'éloignement jusqu'à perte de vue de mon idéal. Prochainement je vais perdre la jeunesse, autrement dit la beauté lisse qu'offre les visages juvéniles qui pour l'heure sont arborés par mes compagnons d'âge et moi-même. Prochainement je vais connaître la déchirante joie de vieillir différemment, ce "vieillir" que même les grands adeptes de l'expression euphémique n'ose plus appeler "grandir".

      Je vieillis. Non ne me dîtes pas le contraire je sais bien que vous le faîtes par politesse. C'est très gentil de votre part et ça me touche, croyez moi, mais ne cherchez pas à travestir la vérité, je vieillis. Je le sens bien que je vieillis, je le vois bien que je vieillis, c'est un fait indéniable je vieillis. J'ai toujours vieilli, depuis le début je veillis. Mais alors qu'avant, ce phénomène pour lequel j'exigeai une action toujours plus rapide, ce phénomène naturel et logique ne me dérangeait pas puisqu'il m'améliorait, maintenant je ne l'aime plus, je le dédaigne, je le haïs, je voudrais qu'il n'existât pas. Et pourtant il continue son inexorable avancé, et alors qu'avant je souhaitais tant qu'il agît plus vite maintenant j'aimerais, sinon qu'il s'arrêtât, au moins qu'il ralentît.
      J'ai 18 ans, je suis majeur, je suis maître de mon destin ; j'ai passé mon bac, je l'ai obtenu, j'entre dans les études supérieures ; je n'ai plus le droit aux avantages financiers ou autre des mineurs, je suis considéré comme accompagnant et plus comme quelqu'un qui nécessite d'être accompagné. Je suis un grand ! Je cotise à la sécurité sociale et celle-ci m'a donné mon numéro nationale. Grâce à elle je peux me rappeler constamment que je suis un garçon né en janvier 1991 dans le Maine et Loire à Angers, je sais même mon numéro d'ordre d'arrivée parmi les autres bébés de ce mois-ci dans cette ville-ci. J'ai un compte chèque, j'ai signé pour un prêt. Bref, je commence à vivre dans le monde adulte. Je suis un grand !

      Oui ça y est je suis un grand et ce que cela implique est tout bonnement terrifiant. J'ai terminé le premier quart de ma vie et je vais commencer les trois suivants. Oh c'est terrible, cela me travaille. Je pensais me libérer de cette abjecte angoisse à travers ce texte, je pensais pouvoir grâce à la redaction de celui-ci aborder la suite de la vie avec ataraxie mais il semblerait que ce soit un échec. Je n'accepte pas cette vieillesse. Mais quelle vieillesse ? Je ne suis pas vieux ! Et puis l'âge de notre tête est bien plus important que celui de notre corps n'est-ce pas ? Diantre me voilà en train de me dire ces vieux proverbes dignes d'un arrièré mental...
      Oui je suis un grand maintenant. J'ai fini de grandir. Que me reste-t-il donc à faire ? Ah oui, évidemment, tel un jeune fruit je vais m'évertuer à devenir beau et appétissant, au goût convenablement sucré, avec un léger jus acidulé. Je vais mûrir maintenant.

Tags associés : vieillis

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Mardi 25 Août 20091 commentaire(s)

        Fiou c’est fou le printemps comment ça vous réveille des corps endormis. Ah j’aime trop l’printemps ; j’aime beaucoup les montres mais ça c’est une autre histoire.

Alors tout d’abord commençons par ce par quoi je veux commencer :

Souvenez-vous, mes dernières interventions n’étaient pas gaies, j’étais triste. Mais que se passait-il voyons ? te demandes-tu petit lecteur. Et bien il m’arrivait plein de choses trop nulles dans ma vie dont un truc qui fut un gros catalyseur de cette déprime : l’arrivée de l’hiver. Bah oui c’est nul mais c’est comme ça.

Aujourd’hui on lui a bien foutu au cul à cet hiver, c’en est fini de lui ! Youpi ! Donc Maxou il va mieux.

En plus du beau temps qui revient, il y a un truc qui rend heureux Maxou : il a rencontré une princesse ! Pas n’importe laquelle, la Princesse des Princesses. Oui, oui, oui ! Elle est trop bien la demoiselle. Bon elle est énervante mais moi j’l’aime bien, on a même plein de projets d’avenir. Comme moi je serai très riche quand je serai grand et qu’elle elle sera au chômage à cause des études vachement bien mais sans débouchés dans lesquelles elle s’engage, on a décidé que je l’entretiendrai financièrement. C’est sympa hein ? Vous êtes en fait pas c’est de la blague je le sais. Par contre pas elle, mais peut-on en vouloir à une princesse de croire aux contes de fées ?

 

Alors qu’ai-je fait dernièrement ?

           Il y a un mois ou deux, alors que tout le monde rampe au sol et entend son ventre gargouiller à cause de cette fichue crise, moi je suis allé à Center Parcs. C’était super fandar ! Formidable même. J’y étais avec un pote et figurez-vous qu’on s’est fait draguer par les Vamps ! Non pas de femmes très moches (tant mieux pour elles) mais deux femmes déguisées en vieilles et laides mégères. J’ai découvert que la clientèle de ce lieu n’est plus aussi bourgeoise qu’avant, ça s’est démocratisé. Du coup on y voit même des pauvres, Ahhh horreur ! Et pire, la soirée du samedi soir c’était une vraie soirée de beaufs ! Vous voyez les soirées des films Les Bronzés ou Camping ? Bah là c’était pareil. Les pauvres détruisent tout…

(Ciel comme je suis arrogant. Pour des excuses, voyez ça avec La Sainte du Poitou).

            Il y a quelques temps je suis allé voir mon p’tit frère chanter à la chorale de son école… Je ne voulais pas mais imaginez un p’tit avec des yeux trop choux, des lunettes trop chouettes, un visage trop mignon vous supplier de venir le voir chanter avec ses copains. Oui je l’avoue je n’ai pas su résister et je lui ai dit oui. Alors le jour fatidique je me rends au théâtre de l’hôtel de ville comme promis. Mon dieu si voyiez le monde qu’il y a… impressionnant, que des parents en liesse, appareil photo autour du cou dans l’espoir de pouvoir immortaliser cet instant magique, ce jour formidable. Ils sont tous en train de parler à leurs voisins, leur expliquant le nombre de fois que leur rejeton a répété telle chanson, à quel point ils aiment l’entendre chanter, etc. Ah me voilà soudainement rassuré, les petits sont de bons chanteurs (on peut se fier aux dires des parents, ce sont des adultes donc des gens dignes de confiance, non ?) je ne vais pas passer une si mauvaise soirée.

La salle s’éteint, les artistes arrivent sur scène. Diantre ! Plus rien n’intimide la jeunesse d’aujourd’hui. Ils sont tous hyper super actifs, hyper super bruyants, hyper super indisciplinés. Ca bouge partout, ça court de partout, ça crie, ça gueule…

_ Oh putain les gosses, vous en voulez une, oui ou merde ?

Gros silence, tout le monde se retourne vers moi. Je me retourne aussi genre « tiens quelqu’un a crié, ça venait de derrière il me semble » mais je me retrouve face aux gens de derrière qui me fixent horriblement…

_ Euh oui euh excusez moi, je suis fatigué mais euh… je suis tellement impatient d’entendre chanter vos enfants qui sont, paraît-il, de vrais artistes en herbe… 

Sur ce, ils oublient toute colère contre moi pour parler de leurs enfants qui seraient comme je viens de le dire si justement de vrais artistes (j’avais dit en herbe merde !).

Je me repositionne direction la scène, laissant derrière moi les parents fanatiques pour mieux me concentrer sur ces p’tits trucs courts sur pattes qui courent partout sur les planches. Fichtre ce qu’ils sont laids pour la plupart ! Il y en a plein qui sont gros, plein qui ont les cheveux sales. Roh mais quelqu’un ne peut pas aller voir celui-la là bas qui se met un doigt dans le nez ? C’est sale et vu comment il l’enfonce profondément il risque de se curer l’encéphale !

Ahh ! Horreur et damnation ! La fille là, elle se fout un doigt dans le nombril. Beurk ça me dégoûte je vais vomir. Oh et puis celui… ah… mais… roh putain. Le mec devant moi m’emmerde il arrête pas d’agiter sa main et me cache (et non gâche, parce qu’il n’y a absolument aucun risque) la vue. Ouais bon c’est bon hein ! Il t’a reconnu ton gosse. Ah voilà ça y est ils arrêtent tous les deux (lui et son enfant). Bon alors je voulais parler de celui… ROH meeeeeerdeuuu !!! Vous vous êtes fait coucou y a tout juste deux minutes, pourquoi vous recommencez ? Bon alors je disais, là bas au fond à droite y a… ROH PUTAIN DE MERDE !!!!!!! Je m’apprête a lui explo… demander de bien vouloir arrêter quand je réalise que partout dans la salle tout le monde fait la même chose que le mec devant moi ! Tous, dès que leur regard croise celui de leur progéniture ils se sentent obligés de faire un gigantesque signe de la main (du bras, de la tête et du corps) pour faire comprendre qu’ils se sont vus. Et ils recommencent à chaque fois que leur regard se croise. C'est-à-dire constamment. Ridicule ces parents tellement fous de leurs enfants, ils font réellement n’importe quoi. Je ris intérieurement quand soudain mon regard croise celui de mon p’tit frère. Et le voilà parti à me faire de gigantesques signes. Je lui fais un sourire mais il continue. Je lui fait un signe de la tête pour lui monter que je l’ai vu mais rien n’y fait, il ne lâchera pas l’affaire tant que je ne lui aurai pas fait coucou ! Ah le salaud ! Ah le monstre ! Et encore une fois j’ai été minable, je ne lui ai pas résisté, et j’ai fait exactement la même chose que tout le monde, j’ai fait de grands signes à mon p’tit frère pour le saluer. Mais je vous rassure tout de suite, j’ai ensuite brillamment réussi à toujours éviter son regard pour ne pas avoir à recommencer. Namého y a des limites à la connerie !

Après un temps interminable le spectacle commence enfin. Oh ! Les parents sont des menteurs !! Leurs gosses chantent horriblement faux, ne sont absolument pas dans le rythme et tout et tout. Arghhhhhh mais cessez sur le champ ce brouhaha insupportable.

_ Hey toi la p’tite grosse t’as toujours pas réalisé que ça fait 5 minutes que tu chantes absolument pas la même chose que le reste de ton groupe ?

_ La p’tite grosse a un père assez costaud qui se trouve justement à côté de vous et qui ne voit aucun inconvénient à vous faire taire jeune homme.

_ Ah… euh… non mais je chante avec eux, en fait ce sont les paroles de la chanson… non ?... Ah… c’est pas ça ? Bah au temps pour moi alors…

Pfiou… Je me cale au fond de mon siège et n’ose plus rien faire jusqu’à la fin sinon attendre que le massacre cesse.
Enfin la fin arrive ! Youpi ! Mes oreilles vont pouvoir arrêter de saigner, mes mains vont pouvoir arrêter de trembler. Je suis tellement content de cette libération que je me prends au jeu et me mets debout pour applaudir. Et là, c’est le drame. Les parents se mettent à scander en chœur : Encore ! Encore ! Encore ! Et voilà les gosses qui reviennent sur scène, la musique qui repart, et les horribles voix fluettes qui arrivent à mes oreilles : « Voici venu le temps des rires et des champs… » Mais bordel, pourquoi leur faire chanter ça ? Ils n’ont même pas connu Casimir…

Quand tout cela est fini, vraiment fini, nous sortons. Les parents retrouvent leurs enfants et c’est parti pour un tas de félicitations, des « vous avez super bien chanté, et toi encore plus ». Mais ils sont hypocrites ces gens là, ou alors tellement amoureux qu’ils ont perdu tout sens de la beauté, ou bien les deux à la fois. Non mais franchement c’était n’importe quoi, ça chantait comme des pieds, il n’y en avait pas un pour rattraper les autres. C’étaient les pires chanteurs au monde… à part mon p’tit frère peut-être. Tiens d’ailleurs il arrive, je m’en vais le féliciter ! C’est vrai que quand même, il s’est bien débrouillé en y réfléchissant bien. Oh puis il est trop chou. « Titi, Titi, bravo, bravo, c’était merveilleux… »

Oui je ne vaux pas mieux…

 

            Ah ce fabuleux printemps qui vous réveille des corps endormis. Les gens se découvrent, on voit à nouveau un peu de peau, des poitrines féminines qui reparaissent, des bras de garçons qui reviennent. Ah formidable, non ? Et les hormones qui nous travaillent. Moi ça me fait un de ces effets, je vous raconte pas. Bon d’accord si, je vous raconte.
Tout d’abord, j’ai oublié mon ex (au bout d’un an il était temps remarque). Il est un p’tit peu réapparu dans ma vie il n’y a pas longtemps mais juste pour faire comme toutes les autres fois : m’apporter un faux espoir. « Oui oui on se verra, je veux revenir dans ta vie, j’ai été salaud avec toi, je veux me faire pardonner… ». Et en fait que dal. Et bien figurez vous que je m’en fous de cet énième faux espoir. Je m’en fous parce que je me fous de lui, je suis passé à autre chose ! Youpi !!!!!!

Enfin, je tombe amoureux de tout ce qui bouge. Quentin, Léo, Florian, … Ah je vous aime, ah je vous veux. Roh mais faut faire des choix, lequel prendre ? Hum non déjà faut que j’aille parler à l’un d’eux peut-être… Ahhh l’amour timide… En tout cas, en ce moment il pleut, tout le monde va se rhabiller… ah moins que les gens se soient fait surprendre par la pluie. A ce moment là tout le monde doit être trop canon, parce que qu’est-ce que c’est excitant les cheveux mouillés. Ouhla faut que je me calme moi. Bah oui mais j’y arrive pas. J’aime la vie, je sais qu’elle m’aime, je veux aimer, je veux être aimé ! Ahhh !! Vive le printemps.

 

            Pour une reprise je trouve que c’est déjà pas mal comme texte alors je vais m’arrêter là. Enfin juste je voudrais rajouter un p’tit truc.
En janvier j’ai eu 18 ans (ouais je suis trop  un grand maintenant ! Même qu’au mois prochain je vais pouvoir voter !!!!) et j’ai eu une (très) belle montre Festina comme cadeau d’anniversaire. D’après des études très poussées, il semblerait que les jeunes de 18 ans qui possèdent une montre de marque Festina ont de grandes chances d’être possesseur de montre Rolex avant leur cinquante ans. Me voilà donc rassuré, je vais réussir ma vie. Je ne vais pas rater ma vie. Je ne vais pas être comme l’Abbé Pierre, Sœur Thérésa ou Gandhi, ces horribles personnages qui n’en avaient pas et qui par conséquent ont si odieusement foiré la leur. Merci beaucoup Séguéla, me voilà rassuré, je vais peut-être devenir comme toi. Une réussite (?) ! …

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J'kaz !
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Mercredi 13 Mai 20093 commentaire(s)

Je vais me reprendre.
Je ne viens quasiment plus écrire et quand j’écris c’est plus du tout le style auquel j’avais pu vous habituer. Vous êtes déçus, désappointés, énervés, ennuyés.
Je vais me reprendre.

Tout d’abord cela pourrait s’expliquer par un manque de temps. Il est vrai que je suis beaucoup moins sur l’ordi qu’avant, et je pense que c’est une bonne chose. Ouais mais là c’est les vacances j’ai donc dû temps pour écrire un petit texte, et pourtant je ne le fais toujours pas.
Je vais me reprendre.

La question du temps n’explique pas tout. Peut-être qu’il arrive beaucoup moins de choses intéressantes dans ma vie, que ce que je vis ne suffit pas pour écrire un article.

Je vais me reprendre.
Non il arrive toujours des choses dans ma vie pour la simple et bonne raison que je vis. Et quand on vit, il arrive toujours des choses remarquables. Il suffit juste de les remarquer. Peut-être que je n’arrive plus à remarquer ces choses intéressantes qui m’arrivent.
Je vais me reprendre.

Je ne les remarque plus pourquoi ? Parce que je n’ai plus le bon état d’esprit, celui qui s’amuse de rien, s’émerveille de tout, est heureux malgré les difficultés et la tristesse ambiante.

Je vais me reprendre.
Je suis assez triste en ce moment. Je me bats pour aller mieux, j’y arrive puis je rechute très vite. Du coup les gens me trouvent versatile, ça les énerve, et ça m’énerve aussi.
Je vais me reprendre.

Que m’arrive-t-il donc ? Pourquoi ai-je perdu mon joli état d’esprit ? Et bien c’est suite à plusieurs choses qui m’arrivent, puis peut-être aussi au mauvais été et à l’arrivée de l’hiver.

Je vais me reprendre.

Tout d’abord il y les conséquences de ma « libéralisation ». Il y a quelques mois, j’ai parlé de moi, je me suis confié à des gens. Chose que je ne faisais absolument pas, j’ai pour habitude de toujours tout enfouir, tout garder en moi. A ces gens, je leur ai parlé d’un secret important, difficile, parce que je le rends difficile, je leur ai parlé de ma sexualité. Il n’y a pas que les filles qui m’attirent, les garçons aussi ne me laissent pas indifférent, voire même sont ce que je préfère. Je leur ai parlé, j’ai un petit peu ouvert une vanne, qui ne peut plus être refermée maintenant. J’ai envie de ne plus mentir, de m’assumer, d’être moi-même. J’ai envie, mais je n’ose pas, alors je me torture, je rends la vie difficile, je me fais du mal, je me rends malheureux.
Je vais me reprendre.
Puis il y aussi ces quelques garçons dans ma classe, dont un copain et un ami (l’ami dans mon vocabulaire est bien plus important que le copain. Et accéder au rang d’ami chez moi n’est pas chose aisée. Alors quand je considère quelqu’un comme un ami, c’est que je le porte très haut dans mon cœur, et représente beaucoup à mes yeux.), qui ne cessent pas de faire des allusions sur ma sexualité. Ils ne savent pas, mais se doutent bien. Ils me font chier, font des remarques qui pour certaines d’entre elles pourraient faire sourire si elles n’étaient pas le symbole de ma différence et de mon infériorité selon leur mentalité, et qui pour d’autres sont dures et méprisantes. J’essaie de passer outre, de faire comme si je ne les entendais pas, mais je n’y arrive pas toujours. Je suis exaspéré, j’ai envie de hurler.

Je vais me reprendre.
En outre, ce qui me fait le plus mal, c’est que parmi ces connards se trouve un ami à moi, quelqu’un que j’estimais beaucoup, et qui me déçoit énormément. Mais ce gars là est mon ami et je ne suis pas capable de lui en vouloir, je lui pardonne automatiquement. Et lui continue, et je souffre de plus bel, mais je lui pardonne à nouveau, automatiquement.
Je vais me reprendre.

J’ai envie de dire à ma mère, à mon père que je suis attiré par les hommes. J’ai envie de leur dire que je suis mal dans ma peau en ce moment, que j’arrive plus à être fort, à être grand, leur dire qu’à l’école des enfants sont méchants avec moi et m’embêtent. Mais là non plus je n’ose pas. Puis je ne le ferais pas en ce moment, même si j’en avais le courage. Parce qu’en ce moment ça va pas bien à la maison, le couple connaît une grosse crise difficile. Ca ne faisait que de s’engueuler très fortement (pas une simple dispute de couple), mais maintenant c’est arrêté parce que ma mère fuit la maison, je la vois 5 min à midi, 5 min le soir et puis je peux aussi la voir un peu le matin si je me lève tôt (en train de se préparer pour aller au boulot). Alors évidemment ça ne m’aide pas. Parce que vivant des moments difficiles, j’aurais aimé connaître du réconfort à la maison, ce qui n’est pas le cas. Je n’ai donc absolument nulle part pour souffler.
Je vais me reprendre.
Je suis au bord de la crise de nerf, je ne tiens plus. Je me répète que je vais me reprendre mais je ne sais comment, j’espère juste que c’est vrai, que je vais réussir à me reprendre.

 

En tout cas un jour j’ai répliqué à un de ces connards qui m’emmerdait. J’ai été méchant, certes, mais je ne le regrette pas. Il m’avait fait une remarque qui m’avait fait vraiment mal, qui avait été dit à table, qui avait provoqué l’hilarité générale. J’ai donc terminé de manger très rapidement puis suis parti sans un mot. Et le lendemain, ce connard est venu me voir avec le sourire aux lèvres et m’a demandé : « Ca va, tu ne boudes plus ? ». Je pense que c’est un peu de la provocation, non ? Et voilà ce que je lui ai répondu avec un air grave, sérieux :

« Ta question est en fait, est-ce que je t’en veux ? Et bien, imagine toi le monde comme une échelle. Je ne sais pas si je suis très haut, mais par rapport à toi j’attends les sommets. Et on ne peut décemment pas en vouloir à ceux qui sont en bas de l’échelle. Alors non je ne t’en veux pas. Par contre je te méprise. Ca, la décence me le permet. »

Il est partit sans retourner.

 

 

Je vais essayer de me reprendre, et quand je me serai repris, alors je recommencerai à venir écrire là avec le style d'avant. J'espère que vous comprendrez. En attendant je vais sûrement écrire avec un style moins heureux. Mais ne vous en faîtes pas, je vais me reprendre.

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Vendredi 31 Octobre 20081 commentaire(s)